ICe que vous recevez n'est pas du déclaratif
Dans une opération ordinaire, on vous demande de vous engager sur des chiffres que personne n'a contrôlés, puis de payer vous-même l'audit qui les vérifiera. Vous financez la découverte du risque, et vous la financez après vous être engagé.
Ici l'ordre est inversé. Les affirmations du dossier sont rattachées à leur pièce d'origine avant votre arrivée, et chacune porte sa classe : tracée jusqu'à sa source, ou déclarée sans pièce. Vous savez donc, ligne par ligne, ce qui est prouvé et ce qui ne l'est pas encore.
Et ce qui ne peut pas être prouvé n'est pas lissé : il figure dans un registre d'incertitude, pesé, avec l'instrument contractuel qui le traitera. Vous recevez du prouvé et de l'incertitude déclarée — jamais du déclaratif à croire sur parole.
IILe droit d'entrée, et pourquoi il existe
L'accès à la seconde phase — salle de données complète, audit, dépôt d'offre — suppose un droit d'entrée de 690 € par équipe. Il est dû par vous, pas par le cédant.
Nous ne prétendons pas que ce soit agréable, alors disons plutôt à quoi il sert. Un processus ouvert attire des curieux : des acteurs qui demandent la salle de données sans intention réelle, qui consomment le temps du cédant et le vôtre, et qui font durer une opération de plusieurs mois. Quelques centaines d'euros sur une transaction à plusieurs millions ne filtrent pas les acquéreurs sérieux — ils écartent ceux qui ne le sont pas.
Le bénéfice est direct pour vous : vous êtes en concurrence avec des candidats qui ont engagé quelque chose, et le vendeur en face de vous répond plus vite parce qu'il répond à moins de monde.
Le cédant, lui, ne paie rien pendant le processus, et le cabinet non plus. C'est délibéré : celui qui a besoin d'accéder finance l'accès.
IIIL'audit se prépare avant que vous n'arriviez
Votre due diligence n'est plus une reconstruction, c'est un contrôle par échantillonnage. La plateforme vous propose un plan, et ce plan s'explique : le registre d'incertitude en entier, puis les affirmations déclarées sans pièce, puis les faits tracés qui pèsent le plus dans leur section.
Chaque ligne attend votre verdict — confirmé, écart, non vérifiable — et vos notes de travail restent les vôtres : le côté vente ne voit jamais que ce que vous déclarez formellement.
Un écart déclaré n'est pas une réclamation vague. Il porte un montant et un instrument, et il devient une borne chiffrée dans la négociation, au lieu d'un argument à faire valoir au dernier moment.
IVVotre offre se dépose sur une grille commune
Vous ne rédigez pas une lettre d'intention en prose libre. Vous complétez une lettre à trous : prix, structure du prix, financement, garanties, exclusivité, et une réponse ligne à ligne au registre d'incertitude.
C'est plus contraignant, et c'est à votre avantage. Trois offres en prose libre ne se comparent pas : le vendeur retient celle qui est la mieux écrite, ou la plus élevée en apparence. Sur une grille commune, une offre plus basse mais mieux structurée — plus de cash à la signature, moins de conditions suspensives, un calendrier plus court — se voit pour ce qu'elle vaut.
La date de remise est celle du calendrier de l'opération, et le dépôt se ferme à l'échéance. Personne ne dépose après avoir vu les autres.
VLa négociation, puis le contrat
Chaque candidat retenu négocie à sa propre table, sur les mêmes dimensions : valeur d'entreprise, part payée à la signature, complément de prix, garantie de passif, accompagnement, exclusivité, conditions. Les positions se dérivent de votre mandat et de celui du vendeur — vous fixez vos bornes et vos lignes rouges, pas chaque coup.
Quand une table converge, l'équilibre atteint est figé, puis transcrit en projet d'acte au mot près, avec une empreinte qui garantit que le texte est bien celui qui a été validé. Votre avocat rédige l'acte final sur cette base : il ne reconstitue ni la garantie de passif ni la structure du prix, elles découlent du registre et de la grille.
VICe qu'on attend de vous
Trois choses, et elles ne sont pas de pure forme. Répondre dans les fenêtres du calendrier — une phase qui glisse par votre fait affaiblit votre position autant que celle du vendeur. Déclarer formellement vos écarts plutôt que de les garder pour la fin. Et poser vos questions dans l'espace prévu, pas par courriel parallèle : une question posée là reçoit une réponse tracée, opposable, et souvent déjà rédigée.
VIICe que vous ne verrez pas
Vous ne voyez ni l'identité des autres candidats, ni leurs offres, ni où ils en sont. Vos notes d'audit et votre mandat de négociation ne sont pas lisibles par le vendeur.
En sens inverse, le vendeur et son conseil voient votre progression et les écarts que vous avez déclarés. C'est le prix de la symétrie : chacun sait ce que l'autre a formellement dit, et rien de plus.
Une question sur le dossier ?
Elle se pose dans l'espace de questions du dossier, où elle reçoit une réponse validée par le conseil et conservée avec l'opération. Cette page décrit la méthode, pas le dossier que vous examinez.